Un premier épisode sortirait en 2009. D'autres suiveraient.
Les studios Dreamworks de Steven Spielberg ont commencé à préparer un film à grand spectacle basé sur les aventures de Tintin, célèbre héros de bande dessinée créé par le Belge Hergé, a annoncé jeudi à Bruxelles la société Moulinsart.
"Nous avons commencé les négociations avec la société de Spielberg il y 25 ans. Il y a trois ans, nous avons signé un contrat avec Dreamworks. La semaine dernière, ils ont décidé d'entrer en préproduction pour faire une série de films sur Tintin", a expliqué Nick Rodwell, l'administrateur délégué de Moulinsart, qui gère les droits commerciaux dérivés de l'oeuvre d'Hergé.
Si elle rencontre le succès, cette "très grosse production" prévue pour "2009 ou 2010" sera le premier numéro d'une série, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. Nick Rodwell n'a cependant pas indiqué quelle aventure pourrait sortir en premier des studios américains, ni même s'il s'agira d'un film classique ou d'animation. Nick Rodwell est le mari de Fanny, la veuve du créateur d'un des duos les plus célèbres de la BD.
Celle-ci est la légataire universelle d'Hergé et la présidente des "Studios Hergé", qui veille au respect de l'oeuvre du dessinateur. Celui-ci était décédé en 1983 et souhaitait qu'un film sur Tintin soit produit par un grand nom du cinéma.
La Commission des naturalisations de
la Chambre a voté ce mardi l'ajournement de six mois du dossier de demande de
naturalisation du chanteur français Johnny Hallyday. Après un précédent report,
voilà qu'une nouvelle période d'attente est imposé au plus grand personnage de
l'Histoire du rock chanté en français. Opposés à la demande de naturalisation du
chanteur, le CD&V, le sp.a, Spirit et le VB ont voté contre la proposition
d'en ajourner l'examen. Le PS, le MR, le cdH et le VLD ont voté en faveur de
l'ajournement.
Domicile "Nous voulons être sûr de sa
situation", a indiqué le président de la Commission, Guy Hove (Open Vld),
ajoutant que des "éléments" complémentaires allaient être demandés quant à "la
volonté (de Johnny) de devenir de belge". Ces éléments concernent des questions
de "domicile" et de "fiscalité", a encore dit Guy Hove. Cette demande d'éléments
complémentaires sera adressée au Parquet, à l'Office des étrangers et à la
Sûreté de l'Etat.
Pas de procès d'intention "Si on
n'a pas dit oui, c'est qu'on doutait de quelques éléments tels que la résidence
ou l'intention réelle du chanteur", a indiqué Karine Lalieux (PS), précisant
qu'il n'était pas question de "faire un procès d'intention ni contre Johnny ni
pour lui". La députée socialiste a ajouté que "le fait d'accorder une
nationalité, c'est accorder des droits, cela ne se brade
pas".
Arrangements fiscaux Jean-Philippe Smet, alias
Johnny Hallyday, s'est récemment établi à Gstaad, en Suisse, pour des raisons
fiscales. Ce déménagement est largement commenté dans l'Hexagone, alors que
Johnny est le principal soutien people à la candidature présidentielle de
Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP. Certains observateurs indiquent que
Johnny souhaiterait acquérir la nationalité belge dans le but de s'installer à
Monaco et d'y bénéficier d'un statut fiscal dont il ne pourrait jouir avec la
nationalité française.
Résidence ou attaches Pour
obtenir la nationalité belge, il faut en principe avoir sa résidence principale
en Belgique depuis au moins 3 ans -ce que Johnny n'a pas- ou, à défaut, être en
mesure de prouver d'autres "attaches véritables avec la Belgique". Une exigence
à laquelle Johnny Hallyday, de son vrai nom Jean-Philippe Smet, né le 15 juin
1943 à Paris d'une mère française et d'un père belge avec lequel il était
brouillé, tente de répondre en affirmant qu'il s'agit du pays de ses
"racines".
Rêve frustré L'acquisition volontaire de
la nationalité belge ferait perdre automatiquement sa nationalité française à
Johnny, aux termes d'une convention du Conseil de l'Europe de 1963. D'ici
quelques mois cependant, en vertu de l'évolution de la législation, Johnny
conservera sa nationalité française même s'il acquiert la nationalité belge, une
réalité qui l'empêcherait alors de réaliser le rêve monégasque que lui prêtent
certains.
Exceptions Si la loi française n'exige pas
qu'un Français ayant acquis une nationalité étrangère renonce à la nationalité
française, elle prévoit des exceptions notamment lorsque la demande de
naturalisation est introduite dans un pays lié par la Convention du Conseil de
l'Europe du 6 mai 1963 sur la réduction des cas de pluralité de nationalités. Ce
texte, qui lie pour quelque temps encore la Belgique, institue un mécanisme de
perte automatique de la nationalité d'origine en cas d'acquisition volontaire de
la nationalité d'un Etat contractant.
Nouvelle
législation Mais, ayant adopté une nouvelle législation introduisant
la double nationalité, la Belgique a entamé une procédure de dénonciation
spécifique de la Convention, qui requiert l'accord écrit de toutes les parties.
La procédure de dénonciation est sur le point de s'achever: il ne manque plus
que l'acte du Grand Duché de Luxembourg. Si un nouvel examen de la demande de
Johnny devait intervenir à la fin de l'année ou dans le courant de l'année
prochaine
Le géant informatique
américain Microsoft s'en est vivement pris à son concurrent Google en l'accusant
de chercher à violer les droits d'auteurs, tant en matière d'édition, que de
vidéos ou de musique, dans une tribune publiée mardi dans le Financial Times.
"Google essaie partout où il le peut de contourner les limites de la législation
sur les droits d'auteurs", a estimé dans cette tribune le principal conseiller
juridique du groupe de Bill Gates sur ces questions, Thomas
Rubin.
YouTube Google a mis en oeuvre en 2005 un
projet contesté de numérisation de millions de livres puisés dans de
prestigieuses bibliothèques du monde entier, afin de constituer une grande
bibliothèque virtuelle. Un projet qui lui vaut de nombreuses critiques
d'éditeurs se sentant spoliés. Depuis des mois aussi, les majors de la
télévisions, du cinéma et de la musique essaient sans succès de faire payer
YouTube, site de Google devenu incontournable, où les internautes envoient et
regardent des millions de vidéos dont beaucoup sont des extraits illégaux
d'émissions, de films ou de clips musicaux.
Politique
insuffisante La stratégie jusqu'ici du groupe américain consiste à
dire aux éditeurs ou aux groupes de médias qui ne souhaitent pas que leurs
livres ou leurs vidéos figurent dans sa base de données, de le faire savoir afin
qu'il les retire. Mais de l'avis de Microsoft, cette politique est loin d'être
suffisante. "Google a adopté une stratégie unilatérale en estimant qu'il a le
droit de retirer les livres des étagères des bibliothèques pour les copier à
grande échelle sans l'autorisation des éditeurs et des auteurs qui détiennent
les droits", regrette Thomas Rubin. "Ce projet va sans doute être très
avantageux pour Google sur le plan commercial. Mais à l'inverse, ceux qui
détiennent les droits d'auteur ne devraient pas gagner grand chose, voire rien
du tout", critique-t-il, en s'en prenant également à YouTube pour les images
vidéo et la musique. Le responsable de Microsoft doit prononcer dans la journée
un discours en ce sens devant le congrès annuel de l'Association des éditeurs
américains (AAP) à New York.
La BBC a annoncé vendredi qu'elle avait conclu un accord YouTube, le site d'échange de vidéos qui connaît une popularité croissante, pour y mettre en ligne des clips vidéo issus de ses programmes. La BBC espère ainsi atteindre un public de plus de 70 millions d'internautes, dont beaucoup de jeunes, et développer l'audience de ses émissions et de son propre site internet. BBC suit ainsi les pas des chaînes de télévision américaines NBC, CBS et Fox, qui ont déjà conclu des accords similaires avec YouTube.
La BBC recevra une partie des revenus de la publicité générés par trois "chaînes" qui seront disponibles sur YouTube, deux consacrées au divertissement et une à l'actualité. Le directeur général de la BBC Mark Thompson, cité par le site internet du groupe public britannique, a estimé que cet accord représentait "un partenariat révolutionnaire" qui "attirera un nouveau public en Grande-Bretagne et à l'étranger".
La chaîne d'information de la BBC sur YouTube, qui sera lancée dans le courant de l'année, proposera une trentaine de nouveaux clips par jour. Ashley Highfield, directeur des médias futurs et des technologies, a souligné que cet accord "ne consistait pas en la distribution de contenus comme des émissions dans leur intégralité". "YouTube est un outil promotionnel pour nous", a-t-il précisé.
Aux Etats-Unis, plusieurs émissions ont vu leur audience progresser après avoir mis en ligne des clips sur YouTube. Mais la démarche de la BBC pourrait être critiquée alors que le groupe a déjà été accusé en Grande-Bretagne de connaître une dérive commerciale qui l'éloignerait de sa fonction première de service public d'information financé par la redevance